Une décision à prendre

« Tu en fais une de ces têtes. »
Mireille s'avance vers moi afin de percevoir le visage que je viens de détourner d'un mouvement brusque de la tête. Imitant une moue de gosse, elle continue dans sa lancée :
« C'est
bien ce que je disais, une petite fouineuse sans grand intérêt. À part fournir des infos sur nos ennemis tu n'as pas dû leur être d'une grande utilité ! »
Hor
s de moi, je l'attrape par le col en serrant des dents pour éviter de lui en mettre une.
«
Eh bien qu'est-ce que tu attends ? Cogne moi. Ça fait des semaines que tu en rêves.
_
Je n'aurais jamais dû faire équipe avec toi ! À quoi ça va nous mener, à ce rythme je te tuerai avant d'en avoir fini avec ces bandits.
_ Mes
ure tes mots tu veux, avant que tu ne puisses faire le moindre geste je t'aurais abattue sans la moindre pitié. »
Son
flingue était braqué vers mon ventre, je ne le remarque qu'à ce moment, lorsqu'elle presse le canon de son arme contre ma peau.
« Pou
rquoi faire équipe avec moi si je ne suis d'aucune utilité ? Tu sais déjà tout ce que je sais, si j'étais d'une si grande gêne tu m'aurais déjà éliminée et ce depuis le début. Alors pourquoi ? Pourquoi ne pas me laisser avec mes soucis que tu juges futiles ? Qu'est-ce que tu cherches ?
_ Ça ! Ce
regard plein de haine, c'est toi Emma. La vraie Emma, celle qui est utile et non la pleurnicheuse, la pathétique, la dévouée aux autres. Laisse-moi te dire. À te couper en 4 pour tous les satisfaire tu te briseras en mille morceaux. Et ceux que tu crois délaisser, te blessent en même temps... C'est d'une idiotie... Il est si facile de te blesser que je me demande comment tu t'en es sortie jusqu'à présent. »
J
e la relâche. Elle range son arme, sourit et attrape une cigarette avant de me présenter l'extrémité du paquet :
« T
'en veux une ?
_
Non, merci.
_
T'es malade ?
_ Je
ne fume plus.
_
Ah cette fichu promesse... Je ne te comprendrai jamais ! »
Je m'a
ccoude au muret en regardant au loin tandis qu'elle s'adosse au mur à côté de moi tout en tirant sur sa cigarette.
«
Mireille ?
_ H
um ?
_ Tr
ouve-moi une arme. »
M
ireille échappe presque sa cigarette en manquant de s'étouffer avant de me regarder presque choquée.
« Hein ?! Tu veux apprendre à te servir d'un flingue ?!
_ Tu m'as
très bien comprise.
_ Ce n'es
t pas si simple...
_
Apprends-moi ! »
Elle f
erme les yeux, sourit, hoche la tête et reprend son activité. Après quelques instants, tout en expirant de la fumée elle me demande :
« Pourq
uoi tu fais cette tête ?
_ Tu ne
comprendrais pas.
_ Pre
nd-moi pour une idiote et tu sais ce qui t'attend...
_ On m'
a invité à passer le nouvel an...
_ Et
c'est ÇA qui te met dans de tels états ?!!
_ Et la Prox refuse que j'y aille.
_ Oh je vois, s
ous prétexte que c'est dans ton intérêt de rester ici, maman Morni restreint tes mouvements.
_ La directrice veux absolument que je ne mêle aucune autre personne à tout ce foutoir, en plus de ça, elle crois bon que je reste en forme...
_ ...afin de lui apporter bien sagement de nouvelles informations. Mais merde Emma ! Tu es conne ou quoi ? Tu vas rester leur pantin toute ta vie ? Même ton mec se sert de toi !
_ Laisse
-le où il est, tu veux ! Il n'a rien avoir avec tout ça, même lui n'est pas au courant de ce projet dans la Drôme.
_ Mais
vas-y ! Ça ne peut que te faire du bien ; et puis je vois bien que tu tiens à ceux pour qui tu te donnes autant de mal alors une soirée avec eux ne peux qu'arranger ton état.
_ S'ils
étaient tous comme toi Mireille...
_ Mais vas-y et me saoule pas ok, pas de sentiments entre nous ! Je ne fais pas équipe avec toi pour ça ! Tiens un bon exemple, si la Prox l'apprenait, crois-tu qu'ils seraient d'accord ?
_ Une t
ueuse à gage dans ton genre...non !
_ Et ça ne t'e
mpêche pas de travailler avec moi, donc si tu as sobéis à Morni une fois, tu peux très bien le faire une seconde fois !
_ Et si el
le avait raison ?
_ En fait, c'est toi qui ne sais pas ce que tu veux ! La Drôme tu dis ? J'ai un client là-bas, un homme d'affaire corrompu à éliminer, je peux très bien repousser le contrat jusqu'au nouvel an et m'en charger seule, alors...
_ Tr
ès bien, j'ai compris. Et je sais ce que je veux Mireille et pour commencer, je vais te montrer que tu as une fausse image de moi ! »


# Posté le mercredi 11 novembre 2009 13:19

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 14:56

Spécial

Celui-là extrait je n'ai pu résisté et j'ai finalement décidé de le dévoilé 8-p
C'est une spéciale dédicace ;) (en sachant que ce n'est qu'un extrait parmi d'autre et que je l'ai un peu tronqué ^^)



« William, je peux te poser une question ?
_ Quoi encore ? Tu n'en as pas marre de parler à force ? »
Jugeant qu'il n'est pas nécessaire de répondre à une telle attaque, je poursuis d'un ton décidé :
« Tu n'aurais pas par hasard un collègue de disons 1 mètre 95, baraqué, qui ferait peur à tout le monde et qui rêverait d'une relation intense basée sur un désir fou en fait ; et puis un autre tout aussi grand et qui serait brun, le regard profond et protecteur et rebelle et...
_ Eh oh je ne suis pas une agence matrimoniale moi ! Et puis à quoi ça sert que tu cherches aussi grand ? Tu vas paraître encore plus naine à côté ! »
Furieuse face à de tels propos et en premier lieu pour toutes mes amies faisant ma taille, je saisis la baguette de pain et lui assène un grand coup sur la tête. Aussitôt il pousse un grognement de douleur et commence à jurer à tout va, tout en se frottant la tête.
« Oh ça va te passer... Tu l'as bien mérité !
_ Sale garce ! Attend que je me venge, il ne faudra pas venir te plaindre après !...
_ Tu ne m'as toujours pas répondu. Alors ? J'attends...
_ Eh bien non il y en a pas, et puis tu n'es pas capable de te débrouiller toute seule ? »
Déçue, je ne lui répond pas et me lamente à haute voix :
« Mais où je vais bien pouvoir les trouver moi ! Sans compter qu'il faut qu'il y en ait un qui ait son machin luminescent ! »
Je secoue la tête, totalement désemparée. Face à ma réaction William émet une exclamation de surprise :
« Eh bien moi qui croyais que tu étais grave mais que néanmoins il y avait des chances pour que ça s'arrange avec le temps... Je me trompais et de loin !
_ William !
_ Non mais tu étais sérieuse en plus ? Bon sang qui m'a collé un cas pareil ?
_ Mais arrête ! Ce n'est pas pour moi que je demandais ça figure-toi et puis d'abord si tu m'écoutais de temps en temps tu saurais que je ne cherche pas spécialement à me caser !
_ Réponse typique de la grande frustrée...
_ Jaloux !
_ Pour le moins du monde !
_ Avoue que ça t'énerverait que je sois constamment à l'affût du moindre mec qui passerait sous mes yeux !
_ Je m'en fous, ce ne sont pas mes oignons !
_ Menteur !
_ Tu serais pire qu'insupportable alors oui ça m'énerverait !
_ Mouais, trouve des bonnes excuses...
_ Quoi ? Qu'est-ce que tu marmonnes encore ?
_ Mais rien ! Lâche-moi un peu !
_ Ah c'est la meilleure, c'est toi qui parle de mec luminescent ou je ne sait trop quoi et qui me prend pour un catalogue de mâles en tout genre et puis après c'est moi qui dois te lâcher ?! Et puis c'est quoi ces histoires et... »
Ça y est, il est reparti dans l'une de ses tirades interminables et censées m'abrutir de questions ! On ne cessera jamais de se chamailler tous les deux, le pire c'est que des fois je me demande pourquoi précisément on se cherche comme ça... ça doit être un besoin chez nous. Le flot de paroles prend fin et j'en profite pour en placer une :
« C'est bon tu as fini ? Je peux t'expliquer ou tu veux encore m'enterrer sous un torrent de paroles ? »
Il ouvre la bouche pour rétorquer lorsque je continue en l'empêchant de tenter quoique ce soit :
« Ok, ok, j'arrête. Alors l'histoire du mec luminescent, ça concerne Kim et puis c'est trop long à t'expliquer et en plus ce sont des histoires de filles.
_ Je vois... Et pourquoi tu me demandais si je ne connaissais pas un collègue qui serait basé sur une relation de désir ou je ne sais trop quoi ? C'était pour Kim ?
_ Bah oui, réfléchie, pour qui veux-tu que ça soit ? Et l'autre c'était pour Rachel...
_ Eh bien... Pas du tout exigeantes vous les filles...
_ Mon cher tu apprendras tôt ou tard qu'une femme se doit d'être un minimum exigeante sinon on leur donne le nom de péripatéticienne.
_ Ça a au moins le mérite d'être clair... »
Je souris et mors dans mon sandwich quand quelques instants après il brise le silence qui s'était installé pour se lamenter d'une voix de gamin :
« Tu m'as fait bobo !
_ Oh pardon mon pauvre petit !
_ Eh je ne suis pas petit !
_ Ok, tu as raison, je m'excuse mais toi aussi t'avais qu'à pas commencer ! Et c'est vrai que me trouve naine ?
_ Mais non, mais si je te disais ce que je pense vraiment tu serais insupportable et puis c'est tellement drôle de te faire tourner en bourrique. »
Il rit aux éclat lorsque le pain s'abat à nouveau sur son crâne brisant tout espoir d'une présence de neurones chez lui.
« Ça fait mal ! »
Je ris à mon tour face à sa moue de gosse et l'embrasse sur le front faisant stopper net toutes ses gamineries. Sacrément étonnée de l'efficacité de mon geste, je me rends compte que j'ai finalement gagné.



Spécial

# Posté le lundi 12 octobre 2009 16:27

Modifié le mercredi 14 octobre 2009 13:13

Un état d'esprit...

$) J'adoreuhhhh cette musique et la vidéo par la même occasion ! $) $)
C'est motivant et rien que ça, ça fait que je l'écoute en boucle :D


[De gros bisous à toutes mes folles même à celles que je ne peux voir, je pense fort à elles ^^ ]

# Posté le lundi 21 septembre 2009 12:04

Modifié le lundi 28 septembre 2009 11:03

La gare

28/08/09

Arrivée dans le hall d'entrée, je jette un ½il aux guichets : tous fermés évidemment. À cette heure de la soirée il me semble normal que les employés aient tous déserté les lieux... Je croise cependant quelques personnes : un adolescent et son père près du photomaton ; une grand-mère et ses petits enfants qui s'amusent avec le chien... Je me rend sur le premier quai. Un sentiment de bonheur comme à chaque fois que j'entre dans une gare ou me rends sur un de ses quais, m'envahit à nouveau. La gare est petite, très petite, trois quais donc quatre voies en tout.

Je m'assois sur un banc du premier quai et observe, concentrée, le tableau sur lequel est écrit la destination du train de chaque voie. La grand mère arrive à son tour et promène le chien, entourée des gamins courant dans tous sens, excités comme des puces. Désintéressée d'un tel spectacle, je porte mon attention sur mon portable et commence à écrire un texto quémandant à ma s½ur l'heure exacte d'arrivée de son train.

Les minutes passent et aucune réponse à mon message ne vient s'afficher sur l'écran de l'objet. Soudain des pas réguliers et assurés résonnent à proximité de moi. Je relève un peu la tête et aperçois un jeune homme à l'allure certaine et légèrement pressée. Son charme m'envoûte rapidement et c'est de façon peu discrète que je le suis des yeux jusqu'à ce qu'il s'assoit à son tour sur le banc de gauche, voisin au mien. À ce moment, les enfants chahutant à mes côtés me sont sortis de l'esprit... Je me risque de le détailler du regard : habillé à la fois branché et plutôt cool, le seul détail qui réussit à s'imprimer dans mon cerveau est sa désinvolture. Il porte une cigarette à sa bouche et l'allume aussitôt. Toujours subjuguée, je crains de me faire repérer, pourtant le train doit arriver du même côté... Je hais le sort de me faire endurer ce supplice aussi délicieux soit-il. Mes idées vaquent et finissent par se transformer contre ma volonté en fantasmes en tout genre. Je me prends même à vouloir être à la place de la cigarette pendant une fraction de seconde ou qu'il me regarde avec autant d'insistance qu'il le fait avec l'horizon... Plusieurs fois nos regards se croisent, trop rapidement à mon goût, ses yeux sont d'un brun presque noir aussi profond qu'un gouffre. Il fait des rond de fumée avec sa bouche et c'est à ce moment que je parviens à reporter mon attention sur mes mains. Je meurs d'envie d'aller lui demander une cigarette rien que pour engager la conversation mais si je l'allumais et que je m'étouffais devant lui je n'aurais pas l'air maligne du tout. Plongée dans mes pensées, la fumée de cigarette passe devant moi, poussée par le vent... Je retourne inconsciemment la tête dans sa direction et reste complètement envoûtée par ce jeune homme.

J'aurais pu re
ster des heures entière simplement à le contempler si seulement le petit garçon ne s'était pas mis à sautiller dans tous les sens en braillant qu'il voyait le train. Il a pourtant raison et le train s'immobilise quelques instants après ; je cherche activement ma s½ur tout en gardant un ½il sur mon inconnu de peur qu'il soit venu chercher sa petite amie...

Une f
ois fait, je fais signe à ma s½ur afin de lui montrer ma trouvaille qu'elle approuve entièrement. À la sortie de la gare que j'ai quitté avec grand regret, on s'esclaffe de tout et de rien jusqu'à ce que ma route croise à nouveau celle de celui que j'espérais revoir, accompagné de....son frère. Tout en m'éloignant un large sourire aux lèvres, je plaisante en annonçant à ma s½ur que je lui laissais volontiers le frangin et que je gardais pour moi seule mon inconnu. Dans l'euphorie, je monte au volant de la voiture de ma mère et va pour tourner lorsque je dois céder le passage à une autre voiture déboulant de ma gauche : au volant, mon inconnu toujours aussi désinvolte, croisant mon regard et me suivant des yeux jusqu'au possible avant de disparaître derrière d'autres voitures stationnées...

Comme
quoi il n'est pas idiot d'aimer les gares 8-p

[Gros Bisous :) ]
La gare

# Posté le dimanche 30 août 2009 11:40

De vraies vacances !

Et oui de retour... :o

Cela faisait plus de huit mois que je ne les avais pas vu alors dire que j'attendais cette semaine avec impatience serait vraiment peu dire face à mon véritable état !

Alors quand j'ai vu la première bouille d'une jeune fille, que j'attendais en faisait les cents pas dans ma cuisine, apparaître à mon portail, tout le reste est sorti de mon esprit ! Une semaine et demi de pur bonheur venait de commencer !
Fouler les trottoirs de ma ville et fréquenter les magasins, découvrir des endroits même que j'aurais dû connaitre avec l'as de trèfle on peut dire que c'était déjà un très beau cadeau non ?

Mais ce n'est pas tout ! Pour ajouter un peu plus, j'ai pu profiter un maximum de l'as de pique et passer une aprem de délires avec l'as de carreau. Que demander de plus ?

Du cinéma (fantastique !), du shopping (incontournable !), du blablatage et des fous rire (mon activité favorite !), piscine (super moments !), mattage (chut ! ;) ), après midi au parc avec pique-nique (énorme !) et nettoyage de l'appart' (pas une corvée non ! Un PLAISIR !) : il est facile d'imaginer mon sentiment face à cette semaine inoubliable emplie de merveilleux moments qui sont ancrés dans ma mémoire. ^^

Avec tout ça je peux dire que j'ai été comblée et qu'il est bien difficile de retrouver son quotidien monotone !...


Je vous adore les SAME et ce n'est pas prêt de changer ! 8-p

Je vous souhaite une bonne rentrée et puis n'hésitez pas à Bordeaux comme à Bergerac ma porte est grande ouverte ça me ferais plaisir de vous voir les franchir. ;)

Sinon le train est un moyen de locomotion que j'adule x)

Bêtise à part, MERCI POUR TOUS CES MERVEILLEUX MOMENTS !

Je vous embrasse fort, de tout mon c½ur !

As de C½ur.
De vraies vacances !

# Posté le mardi 25 août 2009 12:55

Modifié le mardi 25 août 2009 13:21